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Le pointage, adapté à votre secteur

Un salon de coiffure, une société de nettoyage et un garage n'ont pas du tout les mêmes contraintes d'horaires. Cette page détaille, secteur par secteur, ce que l'obligation d'enregistrement du temps de travail prévue pour 2027 changera concrètement chez vous, et comment Tikkel s'y adapte.

Publié le 12 août 2026 · Mis à jour le 12 août 2026

Dernière vérification juridique : août 2026. La loi n'est pas encore votée — voir notre suivi en temps réel.

Le principe est le même partout : à partir du 1er janvier 2027, selon l'avant-projet de loi, chaque employeur devra enregistrer le temps de travail réellement presté de ses travailleurs. Ce qui change d'un métier à l'autre, ce sont les situations concrètes — les coupures, les chantiers, les extras du samedi, les gardes.

Voici ce que cela donne dans les huit secteurs où Tikkel est le plus utilisé.

Horeca

Des horaires qui bougent tous les jours, des services coupés midi et soir, des extras le week-end, des flexi-jobs et des étudiants. C'est le secteur où le pointage papier tient le moins longtemps.

Ce qui compte ici : pouvoir enregistrer plusieurs services par jour pour la même personne, et ne pas dépendre du smartphone de chacun en plein coup de feu — un écran au comptoir règle la question. Attention à ne pas confondre les obligations liées aux flexi-jobs et à la caisse enregistreuse, qui existent déjà, avec la nouvelle obligation générale.

Voir la page horeca

Commerce

Beaucoup de temps partiels, des étudiants en renfort le samedi et pendant les soldes, parfois plusieurs points de vente.

L'enjeu est moins la complexité que le volume de petits contrats : c'est précisément là qu'une tarification par utilisateur devient absurde, puisqu'un étudiant qui preste six heures coûte un siège au même prix qu'un temps plein. Un écran en réserve ou en caisse suffit pour l'ensemble de l'équipe.

Nettoyage

Des équipes mobiles, plusieurs chantiers par jour, des prestations tôt le matin ou tard le soir, souvent sans encadrement sur place.

Deux points d'attention. D'abord, le pointage doit fonctionner hors des murs de l'entreprise : le téléphone est ici l'outil naturel. Ensuite, le secteur connaît déjà checkin@work sur certains chantiers — un système de présence imposé par l'ONSS, distinct de l'obligation 2027. Être en ordre de l'un ne dispense pas de l'autre.

Titres-services

Prestations au domicile des clients, plannings fragmentés, contrôles régionaux sur l'usage des chèques.

Comme dans le nettoyage, le pointage se fait depuis le terrain. L'intérêt supplémentaire est la traçabilité : des heures horodatées et consultables par la travailleuse elle-même simplifient autant les discussions internes que les justifications administratives.

Construction

C'est le secteur où la confusion est la plus fréquente. Checkin@work n'est pas le pointage 2027. Le premier enregistre une présence sur un chantier enregistré ; le second enregistrera le temps de travail réellement presté de chaque travailleur, dans toutes les entreprises.

Les petits entrepreneurs qui n'interviennent pas sur des chantiers soumis à checkin@work sont, eux, concernés par la nouvelle obligation sans avoir jamais rien enregistré jusqu'ici.

Soins

Maisons de repos, aide à domicile, cabinets, ASBL du non-marchand : des gardes, des horaires décalés, des remplacements de dernière minute, et des subsides qui exigent déjà des justificatifs d'heures.

L'obligation 2027 s'ajoute à ces exigences sans les remplacer. Un système unique qui exporte proprement évite d'encoder deux fois la même information.

Transport

Attention à une confusion classique : le temps de conduite enregistré par le tachygraphe n'est pas le temps de travail. Chargement, déchargement, attente, entretien : tout cela est du temps de travail et devra être enregistré.

Pour les entreprises qui n'ont pas de tachygraphe — livraison légère, coursiers, taxis — la question se pose entièrement.

Garages

Ateliers mécaniques, carrosseries, entretien : ici, la tentation est de vouloir tout mesurer, tâche par tâche.

Ce n'est pas ce que demande l'avant-projet. Ce qu'il faut enregistrer, c'est le temps de travail, pas la ventilation par intervention. Un pointage à l'arrivée, un à la sortie, les pauses : c'est suffisant, et beaucoup plus facile à faire accepter par l'équipe.

Et dans votre cas ?

Le quiz « Suis-je concerné ? » donne une réponse en trente secondes selon votre situation. Pour le détail juridique, le guide complet du pointage 2027 reprend le champ d'application, les exemptions et le calendrier.

Questions fréquentes

Mon secteur bénéficie-t-il d'une dérogation ?
L'avant-projet ne prévoit pas de dérogation sectorielle : il exempte des catégories de travailleurs, pas des secteurs. D'éventuels régimes particuliers restent possibles dans le texte final.
Je fais déjà du checkin@work, suis-je en règle ?
Non. Checkin@work enregistre une présence sur chantier ; l'obligation 2027 porte sur le temps de travail réellement presté. Les deux coexisteront.
Les flexi-jobs et les étudiants doivent-ils pointer ?
Oui, ce sont des travailleurs salariés : leurs heures entrent dans le champ de l'obligation prévue.
Et si mes équipes travaillent sur plusieurs sites ?
Le pointage se fait depuis le téléphone ou depuis un écran partagé installé sur chaque site, sans matériel dédié ni installation.