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Loi 2027

Checkin@work et pointage 2027 : quelle différence ?

Checkin@work est l'enregistrement des présences imposé par l'ONSS sur certains chantiers de construction et de nettoyage. L'obligation prévue pour 2027 est différente : elle vise l'enregistrement du temps de travail réellement presté de tous les travailleurs, dans tous les secteurs. Les deux systèmes coexisteront.

Publié le 18 août 2026·Mis à jour le 5 oct. 2026

Dernière vérification juridique : octobre 2026. La loi n'est pas encore votée — voir notre suivi en temps réel.

Checkin@work en bref

Checkin@work est un système d'enregistrement des présences géré par l'ONSS. Il impose de signaler, chaque jour, la présence d'une personne sur un lieu de travail déterminé — historiquement les chantiers de construction dépassant un certain montant, puis certaines activités de nettoyage.

Sa logique est celle de la lutte contre la fraude sociale : savoir qui se trouve sur le chantier, pour quel employeur, à quel titre. La déclaration se fait via les services en ligne de l'ONSS, par application mobile, par borne ou par lecteur de carte d'identité selon les cas.

Ce qu'il enregistre, c'est une présence. Pas une durée.

Le pointage 2027 en bref

L'obligation prévue par l'avant-projet de loi est d'une autre nature. Elle découle de l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne de 2019, qui impose aux États membres d'obliger les employeurs à mesurer la durée du travail de chaque travailleur.

Selon l'avant-projet, elle entrerait en vigueur au 1er janvier 2027, avec une période transitoire jusqu'au 31 mars 2027, et viserait tous les employeurs, dans tous les secteurs, dès le premier travailleur. Ce qu'elle demande d'enregistrer, ce sont les heures réellement prestées : début, fin, pauses, jour après jour, dans un système objectif, fiable et accessible.

Sa logique est celle de la protection du temps de travail : durées maximales, repos, heures supplémentaires payées. Rien à voir avec la fraude sur chantier.

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Le tableau comparatif

Checkin@workPointage 2027 (prévu)
Qui est viséEntreprises actives sur certains chantiers et en nettoyageTous les employeurs, tous secteurs, dès 1 travailleur
Ce qu'on enregistreUne présence sur un lieu de travailLes heures réellement prestées : début, fin, pauses
OùSur le lieu déclaré (chantier)Partout où le travail est presté
Pour quiL'ONSSL'inspection sociale, et le travailleur lui-même
Base légaleRéglementation ONSS sur la présence sur les lieux de travailAvant-projet de loi transposant l'arrêt CJUE C-55/18
Depuis quandEn vigueur depuis plusieurs annéesPrévu au 1er janvier 2027, transition jusqu'au 31 mars
Avec quel outilServices en ligne de l'ONSS, app, borne, lecteur eIDTout système objectif, fiable et accessible — une app suffit
FinalitéLutte contre la fraude socialeProtection du temps de travail

« Je fais du checkin@work — suis-je déjà en règle ? »

Non, et c'est la confusion la plus coûteuse du dossier.

Prenons un entrepreneur en construction qui déclare consciencieusement ses équipes chaque matin. L'ONSS sait que Marc était sur le chantier de Wavre le 12 mars. Elle ne sait pas s'il y est resté deux heures ou onze, s'il a pris sa pause, ni à quelle heure il est reparti. À la question « combien d'heures Marc a-t-il prestées cette semaine ? », checkin@work ne répond pas.

C'est exactement la question à laquelle il faudrait répondre à partir de 2027, selon l'avant-projet.

L'inverse est vrai aussi : un système d'enregistrement du temps de travail ne vous dispense pas de checkin@work, parce qu'il ne parle pas à l'ONSS et n'a pas la même valeur déclarative.

Concrètement, si le texte passe en l'état, une entreprise soumise aux deux devrait faire les deux à partir de 2027. Ce n'est pas satisfaisant, mais c'est ce que produit la superposition de deux réglementations écrites pour des raisons différentes.

Une seule application peut-elle faire les deux ?

Répondons franchement, y compris quand ça ne nous arrange pas : non, pas aujourd'hui.

La déclaration checkin@work passe par les canaux de l'ONSS et obéit à ses formats. Certaines solutions du secteur de la construction proposent une passerelle, et si vous êtes une grosse entreprise de chantier, c'est un critère de choix légitime — un outil vertical comme ceux du BTP vous servira mieux que nous sur ce point précis.

Tikkel couvre l'enregistrement du temps de travail prévu pour 2027, pour toutes les entreprises et tous les secteurs. Votre déclaration de présence sur chantier reste du côté de l'ONSS. Nous préférons le dire clairement plutôt que de laisser croire à une couverture que nous n'avons pas.

Ce que ça change selon votre secteur

Pour un entrepreneur de construction déjà rodé à checkin@work, la nouveauté de 2027 est l'enregistrement des durées — y compris pour l'apprenti à l'atelier et pour la personne au bureau, qui ne relèvent d'aucun chantier. Le détail est dans la section construction du hub secteurs.

Pour une société de nettoyage, la situation est plus simple qu'il n'y paraît : les équipes se déplacent chez les clients, souvent plusieurs sites par jour. Un enregistrement mobile règle les deux problèmes à la fois — voir la section nettoyage.

Pour tous les autres secteurs, checkin@work n'a jamais été un sujet, et 2027 serait la première obligation d'enregistrement du genre. C'est le cas de la grande majorité des employeurs belges.

Pour aller plus loin

Le cadre complet de l'obligation 2027 — champ d'application, exemptions, calendrier — est dans le guide du pointage 2027. Pour savoir si vous êtes concerné, le quiz répond en trente secondes, et qui est concerné par le pointage 2027 ? détaille les cas particuliers.

Nous suivons chaque étape du texte sur la page où en est la loi ? — et pour votre situation précise, votre secrétariat social reste le bon interlocuteur.

Questions fréquentes

Je fais déjà du checkin@work : suis-je en règle pour 2027 ?
Non. Checkin@work enregistre une présence sur un lieu, pas une durée de travail. Il ne dit ni quand la journée s'est terminée, ni combien d'heures ont été prestées, ni ce qu'il en est des pauses. Selon l'avant-projet, l'obligation de 2027 demanderait précisément cela.
Devrai-je faire les deux à partir de 2027 ?
Oui, si vous êtes soumis à checkin@work et si le texte est voté tel que prévu. Les deux obligations ont des bases légales, des finalités et des destinataires différents, et rien n'indique que l'une remplacerait l'autre. Elles coexisteront.
Une seule application peut-elle couvrir les deux ?
Pas dans les faits. La déclaration checkin@work passe par les services en ligne de l'ONSS et suit ses propres règles. Tikkel couvre l'enregistrement du temps de travail prévu pour 2027 ; votre déclaration de présence sur chantier reste du côté de l'ONSS.
Et le registre du personnel dans l'horeca ?
C'est encore un autre dispositif, sectoriel, lié notamment aux flexi-jobs et aux caisses enregistreuses. Comme checkin@work, il répond à sa propre logique et ne dispense pas de l'obligation générale prévue pour 2027.

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Sources